Comment j’ai découvert le BDSM

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Comment j’ai découvert le BDSM

Et moi, comment j’en suis arrivée là ? 😉

J’avais une vie très classique et standard, une vie de Madame Tout le Monde. J’étais mariée à mon premier amour et mon couple évoluait selon les conventions d’usage : petite maison de banlieue en location, économiser pour partir en vacances à la mer en juillet, diner avec des amis le samedi, regarder la télé les soirs en semaine, un missionnaire de temps en temps.
La dernière folie coquine? Acheter un exemplaire du Kâma-Sûtra qu’on a jamais vraiment testé ! Utiliser un sextoy ? On a jamais osé. Parler sexualité et fantasme ? Tabou !!! Surtout pas ! Pas de vagues !

Et un jour la lucidité m’a frappée, de plein fouet ! (sans mauvais jeux de mots)
J’ai réalisé que cette vie stéréotypée et sans surprise m’étouffait, ne me ressemblait pas et empêchait tout épanouissement. Mon mari n’étant lui pas prêt à changer quoi que ce soit (et pour d’autres raison encore), j’ai choisi de prendre une autre route, seule.

Après une crise de la trentaine mouvementée et quelques rencontres, je devais me rendre à l’évidence : je m’ennuyais au lit… La sexualité conventionnelle ne m’éclatait pas et ne me satisfaisait pas. Je partais alors à la découverte de pratiques « différentes » pour trouver celle qui me conviennait. Et quelle aventure ! (Je vous réserve des détails amusants ou touchants dans les posts à venir)

De rencontres en expériences, en passant par quelques déboires, j’ai fini par entendre parler de BDSM quand un sexfriend m’a demandé si les rapports de domination/soumission m’attiraient. Ca y est, j’avais enfin trouvé quelqu’un de plus taré que moi ! Car oui, on m’a traité de tarée, d’insatisfaite, de barge… et j’avais fini par y croire et douter de moi.
Je pris peur. La domination/soumission, c’est pas ce truc violent pour sadomasochistes ? Des chefs d’entreprises ou hauts fonctionnaires qui aiment se faire humilier en public pour oublier leurs responsabilités ? Ces femmes perverses qui prennent plaisir à faire du mal volontairement et à dégrader des hommes par vengeance ou revanche ? J’imaginais déjà ces fonds de caves humides et glauques ou se mêlent douleur, sang, larmes et insultes.
« Non, c’est vraiment pas pour moi ça. Ce gars est vraiment taré ! D’ailleurs pourquoi est-il attiré par ces pratiques dégradantes ? « 
C’est ainsi que piquée par la curiosité je ne retrouvais sur mon ordi au milieu de la nuit à faire des recherches sur le sujet. J’ai regardé des photos, lu des récits et témoignages et appris finalement que ces sadomasochistes se respectent, que des accords sont discutés et passés avant toutes séances. Il y a même parfois de l’amour ?! Trop tard, le sujet m’intriguait, les récits m’excitaient même parfois. En à peine une nuit j’étais touchée par le virus du BDSM.

Envoi d’un SMS : «  Tu m’as proposé de me dominer ? Pourquoi pas. »

Et voilà comment on met le doigt dans l’engrenage !
Alors que cet ami – et nouvellement Maître – me faisait découvrir quelques pratiques je me révélais. Enfin je frissonnais, je ressentais, je vivais.
C’est pas mal le concept du développement personnel et sexuel par la fessée !

Suite à une discussion avec un ami soumis je découvrais l’existence du Cav’O : un donjon où sont organisées des soirées privées en petit comité. Ça avait l’air select et réservé aux initiés. J’en parle à mon Maître qui me demande de nous inscrire à une de ces soirées.

Mais peu avant il a choisi d’arrêter notre relation informelle, et motivée à progresser j’ai alors cherché à rencontrer un autre dominant. Et ce n’est pas simple d’être une soumise débutante sur le marché des rencontres bdsm! Je me suis vite sentie comme un morceau de viande parmi les chiens affamés. Là aussi je vais pouvoir vous raconter des anecdotes.
En même temps je me posais énormément de questions : est-ce normal d’être attirée par ce genre de pratiques ? Comment envisager une vie de couple saine avec des attirances si délurées ? …
Finalement j’ai décidé courageusement d’aller seule à cette soirée au Cav’O. Cette initiative a réellement changé ma vie et pour la première fois je me sentais vraiment à ma place, entourée de personnes au moins aussi délurées que moi. Je n’étais plus seule ! Et si je n’étais pas si bizarre que ça finalement ? 🙂
J’ai pu discuter longuement avec les participants et trouver de nombreuses réponses à mes préoccupations.
Et j’ai rencontré Jeff, l’organisateur et Maître des lieux. Très vite, je n’ai plus quitté ni Jeff ni le donjon, et j’ai continué d’évoluer dans ce milieu fascinant dans lequel je me sens comme un poisson dans l’eau.

 

Si toi aussi tu souhaites explorer ce monde fascinant, tu trouveras des informations sur le Journal du Boudoir, ainsi que des formations et ateliers pour bien démarrer.

Au plaisir de te rencontrer prochainement 🙂

One thought on “Comment j’ai découvert le BDSM

  1. Bonjour,
    Je me retrouve dans le récit de Nicky avec en plus, une éducation religieuse très strict ce qui n’ aide pas dans la vie avec tout ces tabous, ces non dits etc…
    Mariage a 20 ans, enceinte et heureuse, vie banale de jeune couple et de jeunes parents. La religion à était omniprésente jusqu’au divorce fin 1996/début 97. Mon mari je le réalise bien des années après était un brin, même beaucoup coquin, je n’ ai pas su le ressentir.
    Des années se sont écoulées gentiment, ensuite une amie m’ a inscrite sur un site de rencontre, j’ ai rencontré après bien de longs échanges dans un studio de location habillée avec un corset, bottes à talons hauts, une cravache dans la main et hop, je me suis lancée tant bien que mal dans ma première domination, c’ est la première fois aussi que je le voyais!! Un état de stress indescriptible, je l avoue. Ce soumis était un homme charmant, patient et heureusement pas très demandant. J’ ai fait d’ autres rencontres petit à petit, des expériences, des découvertes. Ma première soirée BDSM avec mon Maitre au Cavo a était un vrai choc, j’ étais tétanisée, accrochée aux bras de mon Maitre. Je ne pouvais plus bouger, ni parler.
    J’ y suis retournée quelques temps après et j’ ai pu découvrir ce qu’ était le vrai BDSM. Quelle belle découverte, que du bonheur. J’ ai continué, j’ ai pu découvrir aussi la joie d’ être une Maitresse, j’ y ai pris vite gout. Les conseils, la gentillesse, le savoir de Nicky et Jeff ont fait le reste pour comprendre les lois du BDSM. Apprendre a donner du martinet, du fouet, de la cravache à été difficile au début car je suis très douce de nature et toujours ces tabous…. Il faut se mettre dans la tête que c’ est ce que désire le soumis. Une vraie leçon de vie.
    J’ ai arrêter pendant quelques temps la pratique du BDSM du à des soucis familiaux car il faut être bien avec soi même pour pratiquer. Je suis toujours restée en contact avec le BDSM. Il y a quelques mois, j’ ai repris le chemin du BDSM, je sentais que c’ était le moment et le retour au Cavo. J’ ai fait une belle rencontre, il y a 4 ans, il est dans le BDSM depuis de nombreuses années, il m’ a beaucoup appris et aidée, je l’ en remercie, il se reconnaitra si il aura l’ occasion de lire cet échange. Grâce à lui, j’ ai pu rompre enfin avec ces tabous de malheur. Il y a 3 ans, j’ ai répondu a une annonce, un homme cherchait une Maitresse, belle rencontre aussi, c’ est avec lui que j’ ai repris gentiment le BDSM. On a vite switché, la aussi j’ ai pu apprendre de
    nouvelles pratiques car dans ce domaine on peut apprendre tout le temps, que de bons moments, des partages sans tabous dans le respect et dans le rire, hé oui, ça peut se faire…
    Pour moi, le respect est primordial dans cette pratique, sans cela rien n’ est faisable.
    Je suis très curieuse de nature et je dois dire vraiment que de découvrir de nouvelles choses est que du bonheur. Apprendre continuellement à pouvoir aller de plus en plus loin, de pouvoir faire passer la douleur en plaisir, rentrer dans ce susbpace, cet état délicieux d’ être ailleurs et de revenir sur terre grâce aux caresses de son Maitre est absolument divin.
    Mesdames, allez y sans tabous, découvrez ce monde sans tabous, sans limites juste celle décidée avec Le Maitre ou la Maitresse, osez, apprenez, lâchez vous, libérer vos peurs et vos tabous, (oui, oui ce mot revient souvent), vous pouvez compléter ce texte avec d’ autres mots bien a vous si vous le désirez!!!
    Vive la joie de vivre et vive le BDSM. On a qu’une vie, il faut en profiter.
    Profiter des conseils de nos charmants et accueillants hôtes du Cavo.

    Aurélie

    (Surement des fautes de Français, ne m’ en voulez pas, Merci)

    Bien à vous, Mesdames les soumises et Maitresses que j’ espère pouvoir rencontrer au Boudoir de Nicky

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